Ateliers de la Manche - Buffle EA - Informations
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Marque : Ateliers de la Manche
Type : Buffle EA
Série :
Date :
Moteur :
Moteur Peugeot 203 4 cylindres
réglage spécial pour vitesse maximum à 2 200 tr/mn
démarrage électrique et à main
consommation : 2 à 2,5 l/h
Boite : 3 vitesses avant et 1 vitesse arrière
Vitesses :
vitesse avant : de 2,3 à 17,5 km/h
Freins :

Longueur totale :
Largeur totale :
Hauteur au volant :
Poids : 1,22 t
Pneus avants :
Pneus arrières :
Divers :
Fabriqué en France à Dieppe
Prix en 1956 : 908 900 francs

Ateliers et Chantiers de la Manche
«Ce sont des véhicules des années 50, je sais que certains de ces tracteurs étaient équipés d'un moteur essence modèle PEUGEOT 203, d'autres dont celui de mes parents qui a du couter 1 000 000 de francs de l'époque, sont équipé d’un moteur diesel CLM, échappements sur le flanc droit du moteur tuyau dirigé vers le haut. Les pédales de frein étaient également commandées par un levier situé de part et d'autre du volant de direction (cela devait être une option), ce qui permettait de bloquer les roues situées à l'intérieur du virage. L'attelage était hydraulique mais n'avait rien de l'équipement standard 3 points.

Il avait été acheté neuf en 1952. J'ai eu le plaisir de le conduire alors que je n'avais qu'une dizaine d'années. La direction était très dure, c'est pour cela que l'on s'aidait des freins pour tourner.

On disait qu'il faisait une vingtaine de chevaux. Pour l'époque, il ressemblait à un petit chenillard, à quatre roues motrices, de même taille.

Très pratique pour travailler dans les vignes charentaises, et pour tracter dans les marais, toutefois, il était difficile à démarrer l'hiver. Nous devions le maintenir au chaud dans l'étable, il fallait, pour une raison que j'ignore qu'une personne maintienne l'échappement fermé avec un chiffon pendant que l'autre tournait la manivelle. Le modèle diesel dont je parle, ne devait pas avoir de démarreur électrique, et je ne me souviens pas qu'il ait de bougie de chauffe. Nous remplissions le circuit de refroidissement avec de l'eau chaude. Moteur à une chemise, 2 pistons, 2 vilebrequins, un injecteur, pas de soupape mais des lumières, il s'agissait d'un moteur lent que l'on trouvait sr les compresseurs à marteaux piqueurs de l'époque.

Mes parents s'en sont débarrasser car nous avions eu des problèmes avec la boîte de vitesses ou les ponts. »
« J'ai lu que ce tracteur, est sorti des usines "Chantier de la Manche à DIEPPE", en 500 exemplaires.
Il avait une boîte de vitesses de "3 rapports AV et une marche arrière". Cela je peux le confirmer, cependant je ne souviens pas qu'il ait un réducteur comme je l'ai lu (qui pouvait multiplier par 2 le nombre de rapports). En tout cas les vitesses n'étaient pas "synchro", car nous devions nous arrêter pour changer les rapports. Sérieux handicap, pour un tracteur de faible puissance.
Sur notre modèle, je ne vois pas de commande de blocages de différentiels. Sa vitesse sur route était de l'ordre de 10 à 15 km/h.
II est incontestable qu'il y a eu plusieurs modèles et les équipements pouvaient différer. Ainsi, l'un était équippé d'un moteur essence de type 203 Peugeot, 1,3 litre, 4 cylindres, son poids vide 1,4 t ;
Un autre était équippé du moteur CLM (modèle de mes Parents et de mes voisins). En tout cas, celui de mon voisin, sur le conseil de mon père, n'avait pas été équippé des leviers de frein, si sollicités lors des virements, pour permettre des manoeuvres effectuées quasiment sur place (forcement cela se traduisait par une usure particulière des pneumatiques, et forçait les élements de transmission
La direction était forcément très ferme, donc pas d'assistance. Comme tout tracteur de l'époque ses freins étaient commandés par tringles, sur les roues arrière, indépendants ou en coupe simultanément. Le frein à main devait s'exercer sur une poulie extérieure de la boîte-pont.
Le tracteur de mon voisin a été utilisé d'une manière intensive pendant 10 à 20 ans, et n'a jamais fait l'objet de réparation particulière, contrairement à celui de mes Parents.
Un autre aurait été équippé également avec des moteurs TMD Diésel, 4 cylindres (voir site "voir prospectus publicitaires moteurs diésels TMD CLM ET CIES")
Je reviens sur son prix, avec sa charrue de type brabant reversible : 1 million de francs de l'époque, ce qui correspondait à l'achat de 3 "2 CV Citroën".
On peut dire que sa puissance était de l'ordre d'une vingtaine de chevaux. Son relevage hydraulique était commandé par la prise de force.
Sa couleur d'origine était rouge-orangé. Les flasques de roues pouvaient être fixée soit en voie étroite soit en voie large. Il me semble que la manette des gaz se composait d'une tringle à oeillet qui coupait le moteur par un ralentissement excèssive. (sous réserve) »
Témoignages de Daly Foucher

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